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27 mai 2018

Claude Le Roy (sélectionneur du Togo A) : « Je suis allé voir des matchs de quartier pour sélectionner des gamins »

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C’est un habitué. Claude Le Roy est déjà venu à cinq reprises sur les terrains provençaux dans sa carrière. Cameroun, République Démocratique du Congo (RDC), Ghana, Congo ou Malaisie, c’est désormais avec le Togo, en tant qu’observateur, qu’il se présente au Festival. L’occasion d’échanger avec un homme qui a compté dans le développement du football en Afrique.

Claude, vous entretenez une belle histoire avec le Festival…

Ma première participation remonte à 1985 avec le Cameroun. C’est un grand bonheur de venir cette année pour Maurice (fondateur du Festival, décédé en février 2016). C’était mon ami. Les gens ne se rendent pas compte à quel point Maurice et Alain (fils de Maurice, président du Tournoi) ont défendu et défendent le football que j’aime. Le Festival est une école du comportement et c’est bien de s’asseoir sur ses bancs.

Qu’est-ce que cela représente pour le Togo de participer pour la première fois au Festival International Espoirs ?

C’est une chance inouïe. C’est en ce sens que je me suis battu pour que la famille Revello nous invite. Dans le pays, ça oblige à mettre en place une formation. Il n’y a pas de compétitions espoirs là-bas. Pour cette édition, on arrive avec des joueurs qui, pour la plupart, n’ont jamais joué un match de championnat de leur vie. Vous voyez d’où on part… On essaie de bien bosser avec le staff. Il y a plusieurs jeunes présents cette saison que j’ai déjà appelé en équipe nationale A dans le but de leur faire gagner un peu d’expérience.

"ll y a 33 ans, quand je suis venu pour la première fois avec le Cameroun, on était arrivé avec une équipe d’inconnus"

Qu’est-ce que vous dites aux joueurs pour les motiver ?

ll y a 33 ans, quand je suis venu pour la première fois avec le Cameroun, on était arrivé avec une équipe d’inconnus. C’était des locaux. Cinq ans après, 7 ou 8 joueurs de cette équipe étaient en quart de finale de la Coupe du monde comme François Omam-Biyik, André Kana-Biyik, etc. Je raconte cette histoire à mes jeunes. C’est le départ d’une nouvelle aventure.

Pourquoi avoir voulu être présent au Festival alors que vous n’êtes pas le sélectionneur des Espoirs togolais ? 

C’est important pour moi d’être là. Vous savez, je suis déjà venu ici avec le Cameroun, la République Démocratique du Congo, le Ghana, le Congo et la Malaisie. Cette fois-ci, je délègue, même si je contrôle tout ce qui se fait. Il faut toujours préparer sa succession. Je serai présent à tous les matchs du Togo, sauf peut-être celui de classement. J’ai beaucoup de rendez-vous médiatiques dans le cadre de la Coupe du monde en Russie.

Le projet de développement du football au Togo passe par cette participation au Festival ?

Au départ, je me suis battu en interne à la Fédération togolaise pour pouvoir y participer. Ils étaient réticents. Personne ne connaissait le Tournoi. Je me suis vraiment démené comme un damné au plus haut niveau de l’État pour qu’on puisse venir. C’est une première marche ultra importante pour pouvoir progresser. Maintenant, je suis curieux de savoir ce qu’on va donner. Nous n’avons aucun recul.

"J’ai sillonné les rues de Lomé, Sokodé, Kpalimé pour récupérer quelques jeunes"

Comment avez-vous procédé pour sélectionner ces jeunes togolais ?

Je suis allé voir des matchs de quartier pour sélectionner des gamins. J’en ai retenu certains qui n’ont jamais joué en dehors de leur village. On appelle ça pompeusement des académies mais ce sont tout sauf ça. J’ai sillonné les rues de Lomé, Sokodé, Kpalimé pour récupérer quelques jeunes. J’en ai déjà fait venir quelques-uns avec moi en équipe nationale comme Hakim Ouro-Sama (capitaine des Espoirs togolais, présent pour la compétition). Il est devenu quasi titulaire. Amiens est très intéressé par lui d’ailleurs, comme d’autres clubs.

Plus largement, quels sont vos objectifs avec l’équipe nationale du Togo ?

Premièrement, se qualifier pour la Coupe d’Afrique des Nations en 2019 au Cameroun. Cinq matchs vont démarrer à l’automne. Ensuite, on peut rêver. Une dizaine de nations africaines vont être qualifiées pour la Coupe du monde au Qatar en 2022. Ça ouvre la porte…
Si on continue à bosser comme on le fait actuellement, on peut caresser l’espoir, au même titre que d’autres équipes, de participer au Mondial en 2022.

Toujours avec vous comme sélectionneur ?

Avec ou sans moi. Vous savez, je ne suis pas éternel. Je termine ma 51e saison en tant que professionnel…

Propos recueillis par Jordan Bozonnet

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