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15 May 2016

Nicolas Bénézet : "Au Tournoi de Toulon, on découvre d'autres football"

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Sous le maillot nîmois à l’époque, Nicolas Bénézet a participé au Festival Espoirs 2011 avec les Bleuets. Malgré une défaite en finale face à la Colombie de James Rodriguez, l’actuel joueur de Guingamp garde d’excellents souvenirs du Tournoi. Entre bonne ambiance, reprise de volée, et rivalité franco-italienne. Entretien en toute décontraction.

Le Tournoi de Toulon, qu’est-ce que ça vous évoque ?


Le plaisir d’avoir porté le maillot des Bleus. C’est vraiment une fierté, c’était la première fois pour moi, j’en étais très heureux et je le suis toujours aujourd’hui.

Lors de l’édition 2011 à laquelle vous aviez participé, la France avait perdu en finale face à la Colombie aux tirs au but. Quel souvenir gardez-vous de cette aventure ?

On était déçu et content en même temps d’être allé jusqu’en finale. C’était vraiment un bon souvenir, ça peut ouvrir des portes, il y a des recruteurs partout, c’est un bon test pour les jeunes.

Justement, la présence de recruteurs peut-elle perturber les joueurs ?

On est obligé d’y penser ! Tu entends des bruits de couloir sur qui est là, du coup tu vas jouer encore plus à fond pour te faire repérer, ça motive les joueurs.

« C’était la bonne ambiance »

Dans cette équipe de Colombie, il y avait un certain James Rodriguez. Etait-il déjà au-dessus, à l’époque ?


Je n’en ai pas le souvenir, c’était vraiment une équipe bien compacte, qui jouait bien ensemble. James n’était pas sorti du lot.

Avant ça, il y avait eu une demi-finale très serrée et étriquée face à l’Italie, remportée 1-0…

Je suis content d’avoir éliminé les Italiens déjà (rires) ! C’était serré, mais c’était cool. Ce qui était bien pour nous, c’était de découvrir d’autres types de football. Ça fait bizarre, c’est un autre niveau, vraiment au-dessus de la Ligue 2 par exemple, car j’évoluais à Nîmes à l’époque.

Lors de cette édition, vous aviez joué avec Florentin Pogba, Kalidou Koulibaly, Nicolas Isimat Mirin, Anthony Knockaert… Quel souvenir gardez-vous de cette équipe ?


Il y avait Adrien Trébel aussi, un très bon joueur. Je me rappelle qu’on avait une superbe équipe, ça jouait bien au ballon. Ce n’était pas pour rien qu’on était allé en finale. La saison était finie, on se relâchait, on s’entrainait tranquille, c’était rigolo. Dans les chambres, c’était la bonne ambiance aussi, avec tout le monde.

« Il faut se lâcher »

Vous aviez inscrit deux buts lors du Tournoi, vous en souvenez-vous ?


Oui, contre le Mexique d’abord. J’étais remplaçant et je rentre à 1-1. Yanis Tafer déboule et centre, le gardien repousse sur moi qui suis en retrait, je frappe et ça va au fond. Contre le Japon ensuite, je rentre aussi, il y a un centre repoussé et je mets une reprise de volée. J’avais fait une passe décisive aussi.

Sur un plan personnel, qu’avez-vous retiré de cette expérience à Toulon ?

J’avais très bien vécu ce tournoi, même si j’étais un peu dégoûté de ne pas avoir joué la finale, mais ce sont les choix du coach, ce n’est pas gave. Après le tournoi, j’étais dans la pré-sélection pour la Coupe du Monde U20, mais je n’avais pas été sélectionné ensuite. Ça m’a servi, ça ne peut être qu’un plus, ça apporte de l’expérience. L’année après le Tournoi, je finis meilleur joueur de Ligue 2 et ensuite je pars en Ligue 1. C’est sûr que ça m’a porté ensuite.

Finalement, que conseillerez-vous à un jeune joueur qui s’apprête à participer au Tournoi ?

De se lâcher, ne pas se poser de questions. Comme on dit, qui vivra verra. Il y a des recruteurs partout, il ne faut pas rester dans son coin. Il faut se lâcher !

Mathieu Lauricella - Follow @LauricellaMatt
Credits Photo : Sports.fr