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23 mai 2023

Sud Ladies Cup 2023 : le bilan

Du 16 au 21 mai 2023, elles ont foulé sans relâche l’impeccable pelouse du Parc des Sports d’Avignon. Elles, ce sont les actrices principales de la 4ème édition de la Sud Ladies Cup. Elles, venaient du Panama, du Cameroun, du Japon et étaient accueillies par les hôtes : l’équipe de France. Alors quel bilan peut-t-on tirer de ces quatre équipes et de ces six matchs ? Réponses ci-dessous.

 

Le Japon, l’éclatante domination

Si le ciel s’est montré principalement gris et pluvieux durant la semaine de compétition, la sélection du Pays du Soleil Levant aura apporté des éclaircies franches à chaque fois que ses joueuses foulaient l’humide pelouse où jadis évoluait l’AC Arles-Avignon. Les filles de Michihisa Kano, grandes vainqueures incontestées de la Sud Ladies Cup 2023, ressortent de la compétition avec autant de certitudes que leurs adversaires auront de doutes. Le bilan est clair et limpide : trois matchs, trois victoires avec une feuille de statistiques insolente affichant quatorze buts inscrits pour aucun encaissé, dont un 7-0 collé aux Françaises. L’impression visuelle laissée par les nipponnes fut tout aussi dictatoriale tant leur maîtrise collective aura été largement supérieure aux autres nations. Proposant un jeu basé sur le mouvement, tant des joueuses que du ballon, le Japon n’a pas failli à sa réputation féminine d’équipe dominante. Elle peut même se targuer de posséder quelques promesses que l’on risque de rapidement revoir à plus haut niveau international. Comment ne pas penser au cas de Momoko Tanikawa, que nous avions présenté avant la compétition comme l’une des joueuses à suivre. La milieu offensive de la JFA Academy de Fukushima aura enchanté l’ensemble des observateurs et spectateurs, venus se masser en nombre dans les gradins du Parc des Sports d’Avignon, par ses dribbles et sa déconcertante facilité à évoluer bien au-dessus des débats. Preuve supplémentaire s’il en fallait de sa domination, la numéro 14 termine le tournoi avec trois buts, deux passes décisives et le logique trophée de Meilleure Joueuse de la Sud Ladies Cup 2023. Au rayon des satisfactions il serait judicieux de noter les belles prestations de Rihona Ujihara (trois buts), Yuki Ogawa véritable pile électrique et évidemment la solidité de la charnière Koga-Shiragaki. Elles sont d’ailleurs huit (!) à avoir été sélectionnées dans l’équipe type du tournoi.

Après une 2ème place lors de l’édition 2019, le Japon tient ici sa première victoire dans la compétition pour sa deuxième participation. Une victoire claire et limpide, comme le jeu proposé.

 

Le Cameroun, la belle embuscade des Lionnes

Avec une sélection uniquement composée de joueuses locales, la meute de Joséphine Mike Ndoumou a entamé la compétition dans la peau de gentils félins avant de se muer progressivement en Lionnes Indomptables. Surprises d’entrée par le Japon (0-3) autant que par le Mistral qui soufflait généreusement sur la Cité des Papes, les Camerounaises ont monté le curseur pour leur deuxième apparition en accrochant l’équipe de France au terme d’un match complètement fou (3-3). Elles parviendront même à récupérer le point bonus offert aux équipes qui règlent en vainqueures la séance de tirs aux buts. Conduites par une Brenda Ebika Tabe auteure de prestations majuscules à la pointe de l’équipe, la buteure de Lekie FF s’offre même trois réalisations dans le tournoi. Puissante et volontaire, elle aura été la principale protagoniste de la victoire de son équipe lors du dernier match face au Panama (3-1). Misant sans cesse sur un engagement de tous les instants, un jeu direct orienté vers l’avant et une joie contagieuse, les Camerounaises bouclent l’édition 2023 en deuxième position derrière l’intouchable Japon.

 

La France, ce pays hôte un peu trop accueillant

On aura eu le temps d’y croire pendant six minutes. Alors qu’elles affrontaient le Japon en match final, les protégées de Sandrine Ringler pouvaient encore croire à la première place, à condition de se débarrasser des nippones. Malheureusement pour elles, Momoko Tanikawa a réduit le suspense à néant dès la sixième minute, avant que ses compères ne dansent à leur tour sur des Bleuettes réduites en cendre (0-7). Avant cette humiliation, les Françaises s’étaient pourtant imposées en ouverture de leur compétition face au Panama (3-1) avec un jeu plaisant bien conduit par une Fanny Rossi virevoltante. Alors que la sélectionneuse s’est astreinte à une large revue d’effectif durant la compétition, son équipe n’a jamais réussi à trouver son rythme de croisière, accrochées par des valeureuses Camerounaises (3-3), puis défaites aux tirs aux buts, avant de sombrer face au Japon. Au moment de faire l’inventaire des satisfactions, nous pouvons noter le bon tournoi de la francilienne Fanny Rossi (un but), l’activité de Chloé Neller dans l’entrejeu et l’énergie de Lucie Calba en pointe. Une Sud Ladies Cup 2023 moyenne pour les Bleuettes qui nous laissent un sentiment mitigé et surtout un petit goût amer après la débâcle face au Japon sous les yeux d’un millier de spectateurs venus en nombre pour encourager le pays hôte.

 

Le Panama, que jeunesse se fasse

Débarquées dans le sud de la France sans ambitions de résultat particulière, les Panaméennes de Raiza Gutierrez peuvent être satisfaites de leur tournoi malgré les apparences. Car il est vrai que si nous nous attachons aux purs résultats, la Marea Roja aura pris l’eau de toute part. Trois défaites en trois matchs, avec seulement deux buts inscrits pour dix encaissés. Mais si nous analysons le tournoi sous le prisme proposé par Manuel Arias, le président de la Fédération Panaméenne de Football (FEPAFUT) présent à Avignon et que nous avons interviewé, le couperet parait d’un coup moins sévère. « Nous venons offrir de l’expérience à nos joueuses » déclarait Arias. Avec un groupe (très) jeune et composé principalement de joueuses locales ou évoluant aux Etats-Unis, la troupe de Raiza Guttierrez en a eu pour son lot d’expérience, profitant du fait d’affronter des sélections inédites pour elles. Quand on évoque la jeunesse du groupe, il suffit de se pencher sur les cartes d’identité pour comprendre : la majorité des joueuses ont vu le jour en 2005 et 2006, le Panama s’offrant même le luxe de faire découvrir le niveau international à Analia Arosemena née en mai 2008 et culminant à 14 bougies lors du tournoi ! Parfois largement dépassées dans le jeu, elles n’auront jamais baissé les bras. Conduites par une capitaine courage, Deysiré Salazar, dont l’activité n’avait d’égal que son engagement, les jeunes joueuses d’Amérique Centrale repartent d’Avignon avec dans leurs bagages un lot de souvenirs et d’expérience qu’aucun match amical sur leur Continent n’ait jamais pu leur offrir.

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