13 juin 2026
Côte d’Ivoire 3-1 RD Congo : Les réactions d’après-match
Alors que la Côte d’Ivoire s’est imposé face à la RD Congo dans cette petite finale du Tournoi Maurice Revello, nous avons eu l'occasion de recueillir les premières réactions des deux équipes :
Mamadou Doumbia (sélectionneur de la Côte d’Ivoire) :
"C'est une grande satisfaction. Je félicite les joueurs car ils ont respecté le plan de jeu de bout en bout. Nous savions que la RDC était une équipe athlétique et généreuse dans l'effort, mais nous avions un avantage en matière de fraîcheur physique. Le fait d'avoir pu faire tourner notre effectif lors du match précédent nous a fait énormément de bien aujourd'hui. Nous avons su faire le dos rond quand ils ont poussé en seconde période et nous avons été réalistes dans nos temps forts.
Ce genre de tournoi est capital pour le développement de notre football. Gagner ici montre que la formation ivoirienne progresse et que nous avons un vivier de talents prêts pour le haut niveau. L'objectif maintenant est de ne pas s'arrêter là. Nous allons nous asseoir avec la fédération pour planifier la suite, s'assurer que ces jeunes continuent à travailler ensemble et à intégrer les paliers supérieurs de la sélection nationale. La régularité à ce niveau est la clé."
Oumar Konaté (joueur de la Côte d’Ivoire) :
"Nous sommes vraiment fiers de ce que nous avons accompli aujourd'hui. Dès le début du tournoi, on s'est dit qu'on était venus ici pour gagner, pas juste pour participer. Sur le terrain, on a senti qu'on avait un peu plus de jus qu'eux dans les duels et dans les courses, surtout en fin de match.
La clé de notre victoire, c'est la solidarité. Même quand la RDC a essayé de revenir et qu'on a subi la pression, personne n'a paniqué. On a défendu ensemble, on a souffert ensemble, et cette coupe est la récompense de tout notre travail."
Guy Bukasa (sélectionneur de la RD Congo) :
"Je pense que c’est un match dont le résultat ne reflète pas le contenu global. Nous nous sommes procuré plusieurs opportunités sans parvenir à marquer par manque de lucidité. Dans l'ensemble, c’est la fraîcheur qui nous a fait défaut aujourd’hui. Nous sommes arrivés avec un groupe assez fatigué sur ce dernier match. En début de rencontre, nous n'avons pas su répondre au défi physique imposé par l'adversaire. Nous nous sommes réveillés, mais malheureusement, c'était trop tard.
Enchaîner cinq matches en treize jours, ce n'est pas évident. Nous flirtons tous avec le haut niveau. Il faut se rendre compte que nous sommes l’équipe qui a le moins fait tourner son effectif. Certains garçons arrivent ici avec une saison de 38 matches dans les jambes. On pouvait s'y attendre, quand on n'est pas bien physiquement, on ne peut rien faire. C’est ce qui nous a manqué, mais il n'y a personne à blâmer. Nous avons appris, et c’est le plus important. Les garçons ont franchi des paliers ensemble. La Côte d’Ivoire s'est montrée plus prête physiquement, notamment parce qu'elle a pu faire tourner son effectif lors de son dernier match de poule, alors que nous devions absolument gagner le nôtre. Nous y avons laissé beaucoup d'énergie.
Je pense que la RDC se doit d'être régulière dans ce type de compétition. Les sélections comme la Côte d'Ivoire savent à quoi s'attendre dans la gestion de ces événements. Il ne faut pas qu’il y ait de cassure avec les générations futures (2006-2007). Revenir après dix ans d'absence nous empêche de réaliser un vrai travail de progression. Nous devons éviter les trous générationnels. Si les joueurs nés en 2007-2008 reviennent l'année prochaine, ils auront plus de maturité et d'expérience à ce niveau. Ce tournoi est une belle école où l'on affronte différents styles de football. Si l'on veut progresser en tant que grande nation du football africain, il faut revenir régulièrement.
C'est une suite logique, l'objectif est que les garçons actuellement en U20 reviennent l'année prochaine pour acquérir de l'expérience. Le but ultime n'est pas de gagner ce tournoi, mais de permettre aux jeunes de découvrir le haut niveau pour ne pas paniquer lors des grandes compétitions comme la Coupe du Monde. Affronter des nations comme la Chine, l'Arabie Saoudite ou la Colombie nous offre de belles leçons. Cela permettra à ces jeunes, une fois arrivés en équipe première, de ne pas être surpris par le football proposé, comme cela a pu être le cas face au Chili. La RDC doit pérenniser son inscription à ce tournoi."
Noah Makanza (joueur de la RD Congo) :
"En deuxième division néerlandaise, on joue beaucoup plus posé, basé sur le ballon. Ici, au niveau international, le jeu est beaucoup plus axé sur les duels et l'impact physique. C'est ce qui différencie principalement les deux contextes.
Personnellement, je me sens toujours bien et je suis ravi de jouer avec ce groupe. Cela fait maintenant deux ans que je suis là et je sens une réelle évolution collective. C’est très encourageant pour la suite, il faut continuer ainsi."
SAMMOUR-DELON ROMAIN
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